Actualité

Jeudi 25 novembre 2010,
journée mondiale contre les violences faites aux femmes

Lancement d’une campagne
« VIOL : la honte doit changer de camp ! »

 

Chaque année en France des dizaines de milliers de femmes sont violées. Aucun de ces crimes ne constitue un cas isolé : le viol est un fait social, une marque que les relations femmes hommes restent profondément inégalitaires dans notre société. Pour lutter contre cette situation, rappeler ces faits importants et permettre que la honte dont souffrent les victimes de viol change de camp, trois associations (le Collectif féministe contre le viol, Mix-Cité et Osez le féminisme) lancent une pétition nationale.

 

RDV à partir du 24 novembre sur http://www.contreleviol.fr

Contacts Presse :
Caroline De Haas – Osez le féminisme – 06 32 90 03 02
Béatrice Gamba – Mix-Cité – 06 83 09 39 17
Emmanuelle Piet – CFCV – 01 43 93 81 09

 

Actualité pdf Communiqué de presse Campagne contre le viol

 

 

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« Collectif pour la Grande Cause Nationale 2010
contre les violences faites aux femmes »
COMMUNIQUE DE PRESSE

Viol, mutilations sexuelles féminines, violences conjugales, prostitution, harcèlement sexuel, mariages forcés, crimes dits « d’honneur », polygamie, sévices sexuels sur les enfants… 25 associations féministes constituées en Collectif pour la Grande Cause Nationale 2010 contre les violences faites aux femmes se sont engagées sur tout le territoire, de métropole et d’outre mer, à porter la voix de ces femmes pour le renforcement de la politique globale de lutte contre ces violences.

Notre action s’appuie sur :
- un spot télévisé (diffusé sur les chaînes publiques et privées)
- un spot vidéo cinéma (diffusé dans des salles d’Île-de-France et de province)
- Quatre spots radio (diffusé sur les radios publiques et privées)
- Des interviews de responsables d’associations sur 120 radios associatives
- une affiche (apposée sur différents supports, lieux de passage et magazines)
- des bannières interactives sur le portail orange.fr
- et un site Internet (www.violencesfaitesauxfemmes.com ) sur lequel ces différents documents ou
visuels sont disponibles

Programmations à venir en novembre 2010 :
Le spot télévisé, sur France 2, France 3, France 4, France 5, France Ô, TF1, Odyssée, TMC, M6, MCM,
Canal+, Canal+ décalé, Canal+ sport, infosport, i>télé,Jimmy, Planète.
Les spots radios, sur France inter, France bleu, France info, RFO, LE MOUV, Europe 1
La campagne d’affichage, presse écrite, espaces publics, espaces associatifs

Le Collectif pour la Grande Cause Nationale 2010
pour la lutte contre les violences faites aux femmes

Contact presse :

Associations du Collectif : Association de Femmes Euro-Méditérranéenne Contre les Intégrismes (AFEMCI) ; Association Française des Femmes Médecins (AFFM) ; Alliance des femmes pour la démocratie ; Association de Solidarité avec les Femmes Algériennes Démocrates (ASFAD) ;Association européenne contre les Violences Faites au Femmes au Travail (AVFT) ; Commission pour l’Abolition des MutilationsSexuelles (CAMS) ; Coordination française pour le Lobby Européen des Femmes (CLEF) ; Centre National d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CNIDFF) ; Collectif Féministe Contre le Viol (CFCV) ; Conseil National des Femmes Françaises(CNFF) ; Elu/es Contre les Violences faites aux Femmes (ECVF) ; Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF) ; Femmes pour leDire Femmes pour Agir (FDFA) ; Femmes Solidaires ; Fondation Jean et Jeanne SCELLES ; Groupe pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles Féminines, des Mariages Forcés et autres pratiques traditionnelles néfastes à la santé des femmes et des enfants(Fédération Nationale GAMS) ; Les Mariannes de la diversité ; Mouvement Jeunes Femmes ; Mouvement du Nid ; MouvementNi Putes Ni Soumises (NPNS) ; Mouvement français pour le Planning Familial ; Regards de Femmes France ; Union Européenne Féminine (UEF) ; Vivent les femmes ; Voix de Femmes ; Zonta Clubs de France.

pdf Communiqué de presse du Collectif GCN2010

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TABLE RONDE« Education non sexiste et non violente »

Vendredi 19 novembre 2010

18h30 / 21h

Maison des Métallos, salle Claire

94 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 PARIS

Dans le cadre des rencontres organisées par Clef / Femmes solidaires / Regards de Femmes / NPNS / FFM / FNSF

 

18h30 :     Interventions
-    Patirck BLOCHE, Député de Paris, Maire du 11ème
-    Danièle HOFFMAN-RISPAIL, députée de Paris, Conseillère d’arrondissement déléguée à l’Egalité femmes-hommes
-    Olga TROSTIANSKY, adjointe au Maire de Paris, chargée de la Solidarité, de la Famille et de la lutte contre l’exclusion, Présidente de la CLEF
-    Sabine SALMON, Présidente nationale de Femmes Solidaires
-    Sihem HABCHI, Présidente de Ni Putes Ni Soumises

19h :     Début de la table ronde :
-    Ernestine RONAI, responsable de l’Observatoire contre les violences envers les femmes du Conseil Général de Seine Saint Denis
-    Maryse JASPARD, socio-démographe, chercheuse à l’INED (sous réserve)
-    Christine JAMA, directrice de l’association Voix de Femmes
-    Marie-Françoise  BELLAMY, Directrice de la crèche « Bourdarias » de St-Ouen, et son équipe, expérience d’une éducation non sexiste

Animation du débat : Carine DELAHAIE, rédactrice en chef de Clara-magazine

Suivi d’un échange avec la salle, interventions de FFM, FNSF, Regards de Femmes etc.

>> Cette table-ronde s’inscrit dans le cadre de la journée de mobilisation contres les violences faites aux femmes organisée par la Mairie du 11ème, de 13h30 à 22h à la Maison des Métallos. A l’affiche : stands d’information, espace rencontre, vidéo-exposition, théâtre etc.

Téléchargez le flyer : pdf Flyer journée de mobilisation – 19 novembre 2010

 

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LABORATOIRE DE L’ÉGALITÉ

 

 

 

 

* La réforme des retraites et les femmes : des avancées en trompe-l’œil

Cet article est paru le 8 octobre dernier dans Mediapart, en réponse à la tribune publiée dans Le Monde par cinq membres du gouvernement sur les conséquences pour les femmes de la réforme des retraites.

«La proposition de réserver la possibilité d’obtenir la pension au taux plein à 65 ans aux seules mères de trois enfants renoue avec une tentation nataliste dont la France semble avoir du mal à se débarrasser», estime le Laboratoire de l’égalité, qui réunit sociologues, économistes, représentant(e)s d’associations etc. Il déplore «un manque de chiffres» concernant la retraite des femmes, lacune qui empêche «un débat démocratique éclairé».

Il est à la fois satisfaisant et surprenant que le gouvernement, au travers d’un texte publié dans Le Monde daté du 5 octobre par cinq de ses membres, reconnaisse enfin les profondes inégalités entre les hommes et les femmes à l’œuvre tant au moment de la retraite que tout au long de la vie professionnelle. Depuis plusieurs mois, le Laboratoire de l’égalité, comme bien d’autres associations, souligne l’insuffisante prise en compte des inégalités entre les hommes et les femmes dans le projet de réforme des retraites et dénonce le manque de données précises permettant de fonder des décisions raisonnables.

Le Laboratoire de l’égalité estime en effet que les conditions ne sont pas réunies pour permettre un débat démocratique éclairé : des études d’impact, différenciées entre hommes et femmes, permettant de mesurer les conséquences des reports d’âge et de la politique des droits familiaux et conjugaux, auraient du être produites et partagées.

Le manque de chiffres rend difficile l’analyse spécifique de la situation des femmes. Nous avons notamment très vite attiré l’attention sur la situation de celles qui devront attendre 67 ans pour obtenir une pension à taux plein. Les derniers chiffres publics font état d’environ 30% de femmes qui ont du attendre 65 ans avant de pouvoir liquider leur pension sans décote. Qui sont-elles ? Qui seront, dans les années qui viennent, celles qui devront attendre 67 ans, si la réforme passe en l’état ? Cette information, comme beaucoup d’autres, n’est pas mise sur la table. Or, elle est essentielle. Et son absence pose la question centrale de la mise à disposition de tous — au moins des partenaires sociaux et des représentants de la Nation — des données, des scénarios et des projections sur lesquelles prétendent s’appuyer les décisions.

Quant au Conseil d’orientation des retraites (COR), qui a produit de nombreuses études, il ne compte que deux femmes parmi ses 39 membres: un conseil paritaire n’aurait-il pas produit d’autres projections ? Rappelons que la réforme de 2003, qui a allongé la période prise en compte pour le calcul des droits à pension des dix aux vingt cinq meilleures années, a pénalisé les carrières courtes ou fragmentaires, donc particulièrement celles des femmes ayant cessé leur activité professionnelle pour élever leurs enfants. Il ne faudrait pas que, faute d’éléments d’appréciation précis, les femmes soient de nouveau pénalisées par la nouvelle réforme des retraites.

Si les retraites des femmes sont plus faibles, c’est notamment parce qu’elles continuent de valider moins de trimestres : en 2004, 44 % des femmes retraitées avaient validé une carrière complète contre 86 % des hommes retraités, et un tiers des femmes avait validé moins de 24 ans d’assurance.

Le gouvernement indique que les trimestres validés par les femmes seront bientôt aussi nombreux (ou aussi peu nombreux compte tenu de l’allongement des études, des difficultés d’insertion professionnelle des jeunes et du taux de chômage pour cette catégorie de la population) que ceux validés par les hommes. Rappelons tout d’abord que ceci se fonde sur des projections à partir des générations nées après 1980. Ce n’est donc pas le cas — loin s’en faut — pour toutes celles qui partiront avant 2040 ! Le COR lui-même émet des réserves sur le principe de toute projection: on se base sur des éléments fragiles, comme l’évolution du chômage ou du temps partiel, et on n’a pas inclus les effets des réformes récentes (comme la remise en cause de la majoration de durée d’activité qui sera non plus de 2 ans comme l’affirme le gouvernement mais d’un an pour les mères et d’un an partagé entre les parents dans le privé ; et désormais de 6 mois dans la fonction publique).

Par ailleurs, même si des durées de cotisations plus importantes sont prises en compte pour les femmes, elles génèrent des montants de cotisation plus faibles, du fait du développement du temps partiel, du chômage et des cotisations versées par la CNAF au titre de certains droits familiaux.

La proposition du gouvernement de prendre en compte les périodes de congé maternité est à cet égard largement insuffisante : selon sa propre étude d’impact, cela représenterait une augmentation en moyenne de 1,6% des pensions des mères. C’est aussi sans compter la faiblesse des salaires féminins, dont les membres du gouvernement rappellent à juste titre, qu’elle constitue l’une des causes des inégalités de pension.

Nous partageons l’ambition affichée de réduire au plus vite les inégalités salariales. Mais là encore, la réponse n’est pas à la mesure du défi: l’article 31 qui figure dans le projet de loi sur les retraites ne peut suffire en l’état. Il prévoit de sanctionner financièrement (au maximum de 1% de la masse salariale) les entreprises d’au moins cinquante salariés qui ne seront pas couvertes par un accord relatif à l’égalité professionnelle ou par un plan d’action. Mais rien n’est dit sur le contenu de cet accord ou de ce plan. Nous voulons rappeler que pour que cette sanction soit réelle et applicable, le décret annoncé devra préciser clairement les objectifs quantifiés, sur la base de leviers d’action précis. Et aucune échéance de mise en œuvre ni rendez-vous d’évaluation ne sont programmés, contrairement à la loi du 26 mars 2006 qui fixait l’échéance du 31 décembre 2010 pour «supprimer» les écarts de rémunération. De plus, les sanctions ne suffiront pas à conduire automatiquement à l’égalité salariale. Celle-ci est conditionnée :

- à une lutte sans merci contre les discriminations et les stéréotypes – dont la Halde est une des garantes ;

- à la pénalisation des temps partiels courts et des horaires atypiques qui constituent, en particulier pour les familles monoparentales une catastrophe ;

- au développement de modes d’accueil des jeunes enfants en quantité et qualité suffisante, alors même que le décret de juin 2010 remet en cause ce principe (le Laboratoire a proposé qu’un plan de 500 000 places soit mis en œuvre sur cinq ans, qui constituerait un soutien fort à des emplois non délocalisables) ;

- enfin, et ensuite, à la réforme du congé parental : il devrait être mieux rémunéré de manière à ne pas retirer du marché du travail les seules femmes peu qualifiées, être réduit dans sa durée et être entièrement partagé entre les deux parents, comme l’a récemment proposé le Haut Conseil à la Famille.

Si la réforme des retraites voulue par le président de la République est l’occasion de progresser ensemble sur cet enjeu de société, tel que nous le présentent les cinq ministres, il n’est pas envisageable que ce progrès se fasse aux détriments des femmes et dans une querelle de chiffres où l’on tendrait à opposer les salariés entre eux.

Quant à la proposition de réserver la possibilité d’obtenir la pension au taux plein à 65 ans aux seules mères de trois enfants, elle renoue avec une politique de protection et une tentation nataliste dont la France semble avoir du mal à se débarrasser. Pourquoi les seules mères de trois enfants ? Quid de celles qui ont eu deux enfants et dont la carrière a également été entravée ? Quid des femmes seules avec un seul enfant dont on sait qu’elles sont surreprésentées parmi les bas salaires ?

Les ministres signataires de la tribune du Monde se disaient particulièrement attentifs à la situation des femmes les plus modestes. Ce souci a-t-il disparu ?

Le laboratoire de  l’égalité est une association créée en 2010 et qui vise à promouvoir l’égalité professionnelle entre hommes et femmes. Il réunit notamment: Pascal Bernard (vice-président de l’ANDRH), Armelle Carminati (présidente du réseau Accent sur elles), Cécile Daumas (journaliste), Dominique Méda (sociologue), Sabine Salmon (Présidente de Femmes solidaires), Rachel Silvera (économiste), Nathalie Tournyol du Clos (présidente d’une association de femmes hauts fonctionnaires), Olga Trostiansky (présidente de la Coordination française pour le lobby européen des femmes), Caroline de Haas (présidente d’Osez le féminisme)…

 

 * SEPT MESURES POUR AMÉLIORER LA RETRAITE DES FEMMES

26 septembre 2010
La situation faite aux femmes est l’un des points les plus contestés de la réforme actuelle des retraites. À la veille du débat au Sénat, le Laboratoire de l’égalité demande l’adoption de sept mesures pour corriger les inégalités hommes/femmes que le projet de loi risque d’aggraver. Le Laboratoire réitère des demandes déjà formulées dans une pétition signée par plus de 7 000 personnes et soutenues par une étude lancée par Mediaprism dont les résultats sont disponibles sur ce site (colonne de droite).

Refuser une réforme qui aggrave les inégalités entre hommes et femmes

1. Supprimer le report de 65 à 67 ans pour l’âge d’attribution de la retraite à taux plein

Cette disposition est particulièrement préjudiciable pour les femmes. 30 % d’entre elles ont dû attendre 65 ans pour obtenir leur pension à taux plein sans décote.

2. N’adopter aucune proposition avant qu’une analyse par genre de l’impact de la réforme des retraites n’ait été produite

Le manque de chiffres rend difficile l’analyse spécifique de la situation des femmes. Le Conseil d’orientation des retraites, qui produit de nombreuses études, ne compte que 2 femmes sur 39 membres. Sa composition devrait être à parité.

3. Étendre le principe de la réversion aux conjoint-es pacsé-es

Face au succès du Pacs (175 0000 contrats signés en 2009 contre 250 000 mariages, chiffre en baisse), le principe de réversion devrait être élargi aux nouveaux couples.

4. Conserver l’ensemble des droits familiaux qui corrigent sans les effacer les inégalités entre hommes et femmes, comme les majorations de durée d’assurance

Cela doit être fait aussi longtemps que les inégalités qui se développent tout au long de la vie active n’auront pas été résolues.

Éradiquer à la source les faits générateurs d’inégalités

entre hommes et femmes au moment de la retraite

5. Réduire les écarts de salaire entre femmes et hommes

La réforme sur les retraites prévoit de sanctionner financièrement les entreprises qui n’auraient pas négocié un accord sur l’égalité professionnelle (article 31). Il est nécessaire qu’un décret précise clairement les objectifs quantifiés pour que la sanction soit applicable.

6. Améliorer la validation des périodes à temps partiel et pénaliser le travail à temps partiel subi

Les salariés à temps partiel, essentiellement des femmes, doivent réellement pouvoir cotiser sur la base d’un temps complet avec participation de l’employeur. Mais le temps partiel subi doit être pénalisé et le temps partiel « choisi » mieux réparti entre les hommes et les femmes.

7. Réformer le congé parental, qui pénalise les femmes au moment de leur retraite

Les carrières plus courtes et les inégalités de salaire s’expliquent en partie par le fait que les soins et l’éducation des enfants continuent d’incomber majoritairement aux femmes, dans un contexte de pénurie de modes d’accueil. Le Laboratoire de l’égalité demande que soit mis en œuvre, dans le même temps, un plan de développement massif des modes d’accueil des jeunes enfants (500 000 places en cinq ans) et un nouveau congé parental, plus court (un an au lieu de trois ans), mieux rémunéré (80 % du salaire antérieur plafonné à 1 800 euros bruts par mois) et partageable à égalité entre père et mère (les semaines non prises par l’un des deux seraient perdues).

 

* PÉTITION – RETRAITE DES FEMMES : Réveillons-nous, toutes et tous.

SIGNEZ !
Le projet de loi sur la réforme des retraites sera débattu devant l’Assemblée nationale en septembre. Le recul de l’âge légal de la retraite a accaparé toutes les attentions et a occulté un point fondamental : au terme de cette réforme, la situation des femmes, déjà bien pire que celle des hommes, sera encore aggravée.

Les pensions qu’elles obtiennent aujourd’hui par leur propre travail sont inférieures de 42% à celles des hommes. Ces pensions s’élèvent en moyenne à 825 € contre 1 425 € pour les hommes: 600 € d’écart ! Un peu moins de la moitié des femmes arrive à valider une carrière complète contre 86% des hommes retraités. Contrairement à ce qui est annoncé – puisqu’elles travaillent désormais «comme les hommes », elles toucheraient, à l’avenir des pensions «comme les hommes» – les inégalités vont persister: en 2040-2050, leurs retraites resteront inférieures de 30%, selon les projections.

Des inégalités qui ne peuvent se réduire au seul congé maternité

Les inégalités de retraite subies par les femmes sont la conséquence de leurs carrières hachées : taux d’activité plus faible que celui des hommes, chômage plus élevé, concentration dans les métiers peu reconnus socialement et financièrement, salaires inférieurs de 25% en moyenne, interruptions d’activité liées aux enfants et à la prise en charge des personnes âgées, temps partiel (30% des femmes en emploi).

Face à ces multiples sources d’inégalités, le projet de loi sur les retraites propose une mesurette : prendre en compte les indemnités journalières liées au congé maternité dans le calcul des droits à retraite ! Un bonus de 16 semaines sur 40 ans de vie active, quelle générosité !

La réforme entraîne les femmes vers la précarité et la dépendance.

Non seulement les inégalités qui expliquent la différence de situation des hommes et des femmes à la retraite n’ont pas été corrigées mais la réforme va les augmenter considérablement : alors qu’une partie des femmes devait attendre 65 ans pour toucher une retraite à taux plein sans décote, c’est maintenant l’âge de 67 ans qu’elles vont devoir attendre ! Cette mesure va donc frapper de plein fouet toutes les femmes qui, s’étant interrompues pour élever leurs enfants, devront travailler plus longtemps avant d’accéder à la retraite à taux plein. Sans compter toutes celles – et tous ceux – qui verront simplement s’allonger la période pendant laquelle ils n’ont ni travail ni droit de toucher leur pension.

Alors qu’elles forment déjà le gros des bataillons des allocataires du minimum vieillesse, gageons que le nombre de femmes pauvres augmentera encore.

Tour de passe-passe sur l’égalité professionnelle

De façon très surprenante, le gouvernement a glissé dans son projet de réforme un article (article 13) qui ne concerne pas du tout les retraites mais l’égalité professionnelle. Alors que les entreprises doivent mener des négociations dans ce domaine, seule une minorité s’y soumet réellement (moins de 10%). En 2006, les responsables politiques ont annoncé que les inégalités salariales n’existeraient plus en 2010 : on en est loin. Quand les progrès ne viennent pas naturellement, les sanctions deviennent malheureusement nécessaires pour stimuler les entreprises indifférentes.

Le projet de loi sur les retraites opère un tour de passe-passe : les entreprises qui ne produisent pas de rapport sur la situation des hommes et des femmes en entreprise seront sanctionnées, pas celles qui ne négocient pas. C’est un immense recul ! Par cette petite mesure, le gouvernement pourrait se  croire dispensé, à l’avenir, de promouvoir l’égalité professionnelle.

Le Laboratoire de l’Egalité demande donc au gouvernement de :

•    Produire une analyse par genre de l’impact de la réforme des retraites actuellement proposée.
•    Corriger les inégalités actuelles et améliorer les retraites des femmes :
-    augmenter les minima
-    améliorer la validation des périodes de temps partiel ou d’interruption
-    étendre le principe de la réversion aux conjoint-es pacsé-es
•    Supprimer dans l’article 3 du projet de loi le report de 65 à 67 ans pour l’âge d’attribution de la retraite à taux plein.
•    Engager une loi sur l’égalité professionnelle précisant enfin les modalités des sanctions prévues par la loi de 2006 pour « supprimer les écarts de rémunération ».
•    Réduire les causes structurelles des écarts de salaire entre les femmes et les hommes :
-    développer des modes d’accueil des jeunes enfants (créer 500 000 places)
-    réformer le congé parental
-    lutter contre le temps partiel subi et contre les discriminations

Soyons nombreuses et nombreux, faites passer le lien

http://laboratoiredelegalite.wordpress.com/petition/

 

 

 

Foot, Sex and Sun – 1er juin 2010 (J-10)

 

http://www.dailymotion.com/video/xdioys

 

 

Communiqué

LE CORPS N’EST PAS UNE MARCHANDISE

 

La CLEF réaffirme sa position abolitionniste et s’associe aux nombreux mouvements de mobilisation dans le monde pour protester contre la collusion entre sport, argent et prostitution qui se banalise autour des événements sportifs mondiaux.

En 2006, à l’occasion de la coupe du monde de football en Allemagne, la mobilisation avait été forte à l’appel de la Coalition contre la traite des femmes (CATW) et Femmes Solidaires. Responsables politiques et personnalités sportives s’étaient engagés contre la prostitution*.

Qu’en est-il quatre ans plus tard pour la coupe du monde de football en Afrique du Sud ?
Le 1er mars 2010, lors d’une conférence de presse, le Secrétaire Général de la FIFA, Jérôme Valcke, déclarait : « la prostitution arrivera. On ne peut rien y faire ».

Avec 4 millions de places à vendre, 500 000 touristes sportifs attendus, et 1 milliard de préservatifs commandés par le gouvernement sud-africain, combien de personnes prostituées sont attendues ? Des milliers certainement, des dizaines de milliers peut-être, en provenance du monde entier mais aussi des quartiers et villages d’Afrique du Sud souffrant d’une extrême pauvreté*.

La prostitution est une violence qui frappe les femmes de plein fouet. Ce n’est pas une fatalité, mais un fléau qu’il faut combattre.
La coupe du monde de football doit rester une fête sportive et ne doit pas être synonyme de drame humain.

Contact : 06 77 02 71 26 – Olga Trostiansky, Présidente

 

* Diffusion d’un spot TV « Ne soyons pas complices » lancé par le Ministère de la Jeunesse et des Sports dans lequel intervenaient notamment Raymond Domenech et Marie-josé Perec.
*  En mars 2010, la « Central Drug Authority » sud-africaine déclarait que 40 000 prostituées seraient attendues dans le pays ; Virginia Tilley, chercheuse au Human Sciences Research Council et co-auteure d’une étude commandée par le Parquet général sud-africain, attire l’attention sur la non fiabilité de ce chiffre : « World Cup heightens human trafficking risk : study » (AFP) – Mar 24, 2010.

 

 

8 mars 2010 – un peu d’humour !

http://www.dailymotion.com/video/xciuka

 

Spot humoristique  présenté par la CLEF à l’occasion du centenaire de la Journée Internationale des Femmes et des 40 ans du MLF.

Réalisation : www.patamo.fr

 

 

Signez la pétition « REFORME DES COLLECTIVITES TERRITORIALES : LA PARITE PASSE A LA TRAPPE ! »

www.jesigne.fr/sauvons-la-parité

 

 

Soutenez la Campagne 50/50 du Lobby européen des femmes

« Pas de démocratie européenne moderne sans l’égalité femmes-hommes »!

Cette campagne européenne vise à accroître la présence des femmes au plus haut niveau de la politique européenne et à encourager les femmes et les électeurs en général à voter aux prochaines élections européennes. Signez et faites signer l’appel.

Le site Web de la campagne www.5050democracy.eu propose différents outils pour participer et influencer les partis et responsables politiques en vue des élections européennes de 2009.

 

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